Les CARNETS DE VOYAGES D'ELODIE RIU : PARIS ROUBAIX 2010

CANCELLARA, avant la bataille

Mon Premier PARIS ROUBAIX , les Carnets de voyage d'Elodie RIU


Je ne pouvais pas être en région parisienne et ne pas aller au départ de cette course mythique. Alors, c'est décidé, il faut que je sois au départ. J'apprends que les équipes sont présentées la veille, il faut que j'y sois aussi.
Samedi, début d'après midi, j'arrive à Compiègne en avance, je fais un tour dans le village départ, il y a une démonstration de BMX. Le public est au rendez-vous et donne déjà de la voix. L'attente est longue avant l'arrivée des premiers coureurs, mais le soleil et l'ambiance me font patienter. Les premières voitures de Skil Shimano et BMC arrivent mais toujours pas de coureurs. Il est déjà presque 14h30 et la présentation des équipes aurait déjà dû commencer il y a une demi-heure. La française des jeux arrive. Les coureurs sont dans les voitures mais ils sortent tout de suite. Une foule se rassemble autour d'eux. Ils répondent avec le sourire à toutes les sollicitations. Les équipes arrivent toutes en même temps, il y a une foule incroyable sur le parking coureurs. Le bus de l'équipe Katoucha est pris d'assaut par les supporters, tout le monde attend Filipo Pozzato. Tout le monde l'appelle, il répond, échange quelques mots avec un français qui parle italien, il signe des autographes. Il est très accessible et détendu. Robbie Mc Ewen, pourtant très grand sprinteur, passe presque pour un inconnu à côté de Pozzato. De l'autre côté de la rue c'est le fan club de Cofidis qui se fait entendre. Il crie des " hola " à chaque fois qu'un membre de l'équipe descend du bus. C'est au tour du bus de la Quick Step d'arriver. Tout le monde veut être bien placé pour approcher Tom Boonen. Le bus peine à se garer à cause de la foule. Je suis devant la porte arrière du bus, je ne peux pas le louper. A chaque fois qu'un coureur passe devant la porte, tout le monde prépare l'appareil photo. Mateo Tosato s'en amuse, il vient en haut des marches, en descend une, nous regarde et fait demi tour ! Le temps semble s'arrêter. Le voilà ! Enfin ! Tom Boonen est là ! Il signe toutes les photos qu'on lui présente, il prend le temps de prendre des photos avec les fans. Il est très décontracté. La foule le suit. Je décide de m'en éloigner et de partir vers La Cervélo qui est arrivée. Je veux voir Thor Hushovd. Il descend, il ne signe que mes photos. Des supporters lui parlent, demandent une photo, il ne répond pas et s'en va. Le contraste est saisissant avec Tom Boonen.  C'est maintenant au tour de la Saxo Bank d'arriver. Tout le monde veut approcher Fabian Cancellara. Mais l'ambiance n'est pas la même qu'à la Quick Step, on sent une tension. La porte du bus est ouverte mais le rideau est fermé. Un premier coureur descend, puis deux, trois et Cancellara au milieu d'eux. Il ne répond à aucune sollicitation. Les gens lui courent après, demandent des autographes mais il ne répond pas. Il faut maintenant attendre son retour, peut être qu'il sera plus disponible. Il revient, signe deux, trois autographes, remonte rapidement dans le bus. Il va à l'avant du bus pour répondre aux journalistes mais il se cache à moitié derrière le rideau, difficile d'avoir une photo. Les autres coureurs de la Saxo Bank restent un peu dehors mais il n'y a plus beaucoup de supporters. Beaucoup étant déçu de ne pas avoir eu de photo. Voilà, il est 17h, la présentation est maintenant terminée, le parking coureurs s'est vidé, le village départ également.
Dimanche matin, en arrivant à l'approche du village départ, je sens que l'ambiance n'est pas la même que la veille. Aujourd'hui, pour rentrer sur le parking coureur, il faut montrer patte blanche. Il est à peine 8h30 mais il y a déjà beaucoup de monde. Le long des grilles sur la ligne de départ, il n'y a déjà plus de place. Je comprends qu'il va falloir que je me place et ne plus bouger jusqu'au départ. Les premiers coureurs viennent signer la feuille de départ. La tension monte petit-à-petit. Tout le monde aperçoit le bus Quick Step et celui de la Saxo Bank arriver.  Mais les coureurs de ces équipes ne viennent toujours pas signer. Autour de moi, tout le monde se demande ce qu'ils attendent. Les gens sont impatients de les voir. Moins de dix minutes avant le départ, Fabian Cancellara arrive enfin, il a le visage fermé, il est concentré. En allant se positionner sur la ligne de départ, les gens l'appellent il ne répond pas, il est déjà dans sa course. Tom Boonen arrive. Il est longuement applaudi par le public.  Il a le sourire, il paraît plus détendu que Cancellara. Tous les coureurs ont maintenant signé. Nous observons une minute de silence pour la mémoire de Franco Ballerini et pour la Pologne qui a perdu son président la veille. Pour honorer la mémoire de Franco Ballerini, Filipo Pozzato, champion d'Italie est entièrement vêtue de noir, du casque aux chaussettes. 10h25, les coureurs prennent le départ pour l'enfer du nord que Fabian Cancellara remportera haut la main.

Le Futur Vainqueur à la signature 



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