L'Atmosphère du départ de Paris-Nice  2010

Reportage et Photos : Elodie RIU

Alberto CONTADOR en route vers de nouvelles victoires ?

Dimitri CHAMPION, Bleu Blanc Rouge dans le coeur

L'atmosphère au départ du Pais Nice 2010, une nouvelle d'Elodie RIU

8h20 arrivée à Montfort l'Amaury. La ville s'éveille peu à peu. Les bénévoles s'activent pour que tout soit près à 9h, lorsque le village ouvrira ses portes. Le premier coureur ne part qu'à 13h40 mais il faut arriver de bonne heure pour s'imprégner de l'ambiance.
L'équipe Omega Pharma arrive au même moment, c'est la première équipe. Elle s'installe au bout du parking et commence à sortir et préparer les vélos de contre-la-montre. Les premiers badauds viennent voir ce qu'il se passe. Les personnes sont émerveillées par ces machines. Connaisseurs ou non, leurs regards ne trompent pas. Les mécaniciens, une fois les derniers réglages faits, préparent leur petit-déjeuner en attendant que les coureurs arrivent. Les équipes arrivent au fur-et-à-mesure, mais toujours aucune trace des coureurs. Les premiers à arriver sont ceux de l'équipe Omega Pharma. Philippe Gilbert, Mickaël Delage et leurs coéquipiers ont été très disponibles, répondant à toutes les sollicitations des quelques supporters qui étaient déjà présents. Ils prennent leur vélo et les voilà partis pour une nouvelle reconnaissance du parcours.
Il est maintenant 11h, la foule se fait de plus en plus nombreuse sur le parking des coureurs. Le froid est aussi au rendez-vous, le thermomètre ne dépasse pas les quatre degrés. Le soleil peine à nous réchauffer. Peu importe, le bonheur d'être au départ du Paris-Nice nous suffit.
Les coureurs arrivent peu à peu. L'arrivée des coureurs Quick Step et notamment de Sylvain Chavanel crée un grand rassemblement. Tout le monde veut le voir, l'approcher, avoir une photo ou un autographe. Brice Feillu est beaucoup plus décontracté, répondant à ses supporters avec le sourire et faisant bien attention de contenter tout le monde et de répondre à toutes les sollicitations. Ce qui m'a frappé et que je n'avais jamais autant remarqué sur les autres courses, c'est l'ambiance presque familiale qu'il peut y avoir entre toutes les équipes. Les mécaniciens de Bbox discutant avec ceux de la Caisse d'épargne et de Cofidis. Brice Feillu allant parler avec l'équipe Saur Sojasun, etc. Ce n'est pas le premier départ que je fais mais c'est la première fois que je le remarque autant.
Il est maintenant l'heure pour les premiers coureurs de s'élancer. On peut sentir peu à peu la pression monter. Deux heures avant son départ, Alberto Contador arrive sur place. Un mouvement de foule se crée. Il faut savoir jouer des coudes pour être aux premières loges et avoir un autographe ou pour pouvoir le photographier. Il est décontracté. Il essaie de répondre à toutes les demandes. Des élèves de l'école primaire de la ville étaient chargés de recueillir des interviews des plus grands champions. Alberto Contador n'y a pas échappé. Il y a même répondu avec le sourire. L'enfant était impressionné, il le regardait avec un regard rêveur, il était impressionné. Au même moment, Alejandro Valverde fit lui aussi son apparition. Il s'est mêlé à la foule, lui qui d'habitude est plutôt réservé, au plus grand bonheur des fans.
L'heure avance et nous approchons de la fin du prologue. Les derniers à s'élancer s'échauffent et certaines équipes rangent tout leur matériel, leurs coureurs ayant déjà terminé ce prologue. Ce n'est pas possible d'assister à l'échauffement de tous les meilleurs. Il faut en sélectionner. Je choisi donc d'aller vers Franck Schleck étant donné qu'il n'y a plus de place vers Astana et Alberto Contador et d'aller voir Levi Leipheimer après.
Franck Schleck est plutôt décontracté quand il arrive. Puis, il a mis ses écouteurs dans ses oreilles et son visage a changé. Peu à peu il rentrait dans sa course, il se concentrait. En repartant vers le bus, il n'a pas dis un mot, ni aux mécaniciens, ni à ses coéquipiers. Il était déjà dedans. Son visage laissait aussi transparaître une pointe d'angoisse. Le contre-la-montre n'étant pas sa spécialité. Levi Leipheimer était un peu plus décontracté mais extrêmement concentré. Il parlait avec ses mécaniciens. Bien que mon anglais ne soit pas le meilleur du monde, j'ai compris qu'il demandait des nouvelles de Gert Steegmans (tombé à cause du vent lors du prologue). Il voulait savoir où il était tombé et où le vent se faisait le plus violent.
Voilà, tous les coureurs sont partis. L'effervescence sur le parking diminue peu à peu. Il est maintenant 17h et la foule se disperse. Il faut rentrer et préparer le départ du lendemain.
Lundi matin, les coureurs partent de Saint-Arnoult en Yvelines à midi. Je pars de chez moi à 7H30, je suis large ! Mais je n'avais pas prévu que les parisiens travaillaient le lundi matin, que le périphérique serait donc bouché ! Je n'avais pas non plus prévu qu'il y aurait deux accidents ! Total, au lieu des quarante minutes prévues pour y aller, j'ai mis trois heures. Je suis arrivée à 11h, en même temps que les équipes Quick Step et Rabobank ! Pas le temps de repérer tous les lieux que les premiers coureurs sortent des bus pour aller sur le podium départ et être présentés par Daniel Mangeas au public. Les équipes sortent les unes après les autres. Le public est peu nombreux, les coureurs sont donc très accessibles. Les coureurs qui reviennent du podium restent un peu dehors pour être vers les supporters ou pour aller faire un tour et s'échauffer. Certains groupes de supporters sont là, certaines familles de coureurs aussi. Les journalistes en profitent pour recueillir les premières impressions de ce Paris-Nice. Maxime Monfort répond aux journalistes belges. Il se demande encore comment il a pu perdre 14 secondes en un kilomètre et demi la veille.
Il est 11h50, les coureurs prennent leurs vélos, signent les derniers autographes et partent sur la ligne de départ. Franck Schleck, Levi Leipheimer et Christian Van Develde se retrouvent ensemble et discutent de la course sous les flashs des photographes amateurs le long des barrières. Midi, le départ est donné, les coureurs s'élancent, sans savoir que l'étape sera compliquée, que beaucoup vont chuter, qu'il y aura des bordures et que le scénario prévu (une arrivée au sprint) ne se réalisera pas.
Mon Paris-Nice s'arrête là, après deux jours de folies sur la course au soleil, des images et des anecdotes qui remplissent ma tête et bien sur, des étoiles pleins les yeux…

Le Matériel High tech est de sortie



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